mardi 2 février 2010

Critique d'un film que je n'ai pas vu AACAF #1

Il est extrêmement difficile d'être bloggeur. Premièrement, ça prend le bon look, sinon personne ne vous prend au sérieux. Ensuite, il faut savoir écrire... Enfin, non, c'est pas vrai. Mais il faut savoir réagir rapidement aux nouvelles. Tellement rapidement qu'il faut être capable de se faire une idée sur une nouvelle qui vient à peine de paraître, sur un événement qui vient tout juste d'arriver ou sur une rumeur qui n'est encore qu'à peine naissante. À Almost As Cool As Fighting, nous prenons notre rôle de bloggeurs très au sérieux et c'est pourquoi nous lançons une toute nouvelle chronique cinéma: La critique d'un film que je n'ai pas vu. Et si vous vous êtes rendus jusqu'à ces mots, vous vous apprêtez à lire la toute première de ces nouvelles chroniques particulièrement prommetteuses.

Histoire de démmarer cette nouvelle chronique comme il se doit, le premier film sur lequel nous nous pencherons a remporté le prix du public Heineken au dernier Tribeca Film Festival, ce qui devrait faire de lui l'un des nombreux films qui s'ajouteront sur les tablettes des sections Indie de vos clubs vidéos préférés, tout en étant probablement boudé par le personnel de la Boîte Noire. Il s'agit du film City Island.


La première chose à faire lorsque l'on fait la critique d'un film que l'on n'a pas encore vu, c'est de faire l'analyse de son affiche. Notons d'abord que l'affiche en question remplit bien les critères de l'affiche de film dit Indie: usage d'une photo retouchée au crayon dans Illustrator de manière à accentuer les particularités de chacun des personnages; usage de la police Helvetica en caractère régulier ET gras; usage de couleurs primaires vives sur fond blanc. L'effet est saisissant et l'on a franchement envie de voir le film!

Les premières lignes de la description du film sur le site dudit festival sont évocatrices: il s'agit d'un film qui raconte les péripéties d'une famille Italo-Américaine dysfonctionnelle qui habite une petite île tranquille du Bronx et au sein de laquelle les mensonges sont monnaie courante. Les thèmes abordés sont on-ne-peut-plus typiques de la "comédie indépendante" (si l'appelation veut bel et bien dire quelque chose). Le père, campé par Andy Garcia, est un gardien de prison qui rêve de devenir acteur, sa fille est effeuilleuse (sans que personne ne le sache, bien sûr) et son fils a un fétiche pour les grosses. La mère, jouée par Julianna Margulies, est, comme de raison, le maillon fort de la famille. Parce que sa vie n'est pas encore assez compliquée, Papa décide un jour de présenter à sa famille son fils qu'il leur cachait jusqu'alors. Et comme un rebondissement n'attend pas l'autre, où donc pouvait bien se cacher fiston? Il était emprisonné au centre de correction où travaille son père.

La bande-annonce ne nous laisse comprendre que très peu de choses (et c'est probablement mieux ainsi). Premièrement, que l'on misera probablement sur l'accent grossièrement exagéré du Bronx pour nous faire rire durant les quinze premières minutes du film. Deuxièmement, que la plupart des autres blagues trouveront leurs origines dans des situations où la communication difficile typique des familles dysfonctionnelles donnera lieu à divers événements plus rocambolesques les uns que les autres. Par exemple, la bande-annonce montre quelques secondes d'une séquence lors de laquelle le fils nouvellement découvert est menotté à la jeune effeuilleuse en petite tenue. Papa crie très, très fort. Troisièmement, qu'il est possible de concevoir que tous les membres de la famille y trouveront leur compte en bout de ligne et que l'on nous servira une bonne leçon du genre "il faut prendre les gens comme ils sont".

Le film continuera sans doute à gagner des prix tout au long de sa tournée des festivals et vous aurez très certainement la chance de le voir si vous prenez l'avion au cours des six prochains mois.

AACAF donne 2 fixies sur 5 à City Island.

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