mercredi 8 juillet 2009

About Michael


HIS tory

MJ est mort, le roi est mort, et ironie du sort, jamais il n'aura autant régné sur son royaume, celui de l'opulence médiatique. certains se demandent quel héritage MJ laissera derrière lui? mis à part ses maigres 100 000$ sur son compte. Comme le disait une amie, il semble que son héritage il nous l'a légué il y a de cela 15 ans avec ce qui restera son adieu à la musique: l'album mi best-of mi choucroute HIStory.

Outre la mégalomanie du titre et des vidéoclips où l'on voit Michael se faire construire une statue dans un monde néo-rétro-communiste, on retiendra un dernier morceau digne d'un roi de la pop :"They don't care about us", hymne tiers-mondiste où le "they" désigne les méchants et le "us" les pauvres et Michael, We are the world, We are the people.



They don't care about us

They don't care about us reste tout de même un excellent morceau (mon préféré de sa dischographie), on y voit Michael dansant au milieu des favelas, des indigènes et défiant la police militaire avec son os pelvien. La blancheur de sa peau contraste avec les habitants noirs qui l'entoure, on le sent déjà malade, c'est une bête fragile qui danse et qui essaie de nous convaincre tant bien que mal qu'il aime encore les pauvres. C'est l'enfant prodigue qui essaie de rentrer au pays mais avec une punition divine, il doit porter à vie le stigmate de l'oppresseur blanc, sa couleur de peau.

Peu importe, la guitare électrique se met en marche, la foule crie de plus belle, les fans sautent sur MJ et la PM est obligée d'intervenir. Le roi se relève, lève le bras en l'air et défit l'histoire "Some things in life they just don't wanna see, But if Martin Luther was livin, He wouldn't let this be"

La vidéo ici



Surexposer l'émotion de peur d’en manquer

Depuis 15 ans Mj n'était plus rien, même plus la voix d'une quelconque cause, Mj était malade, intoxiqué, impliqué dans plusieurs scandales de pédophilie, sali, souillé, raillé. Quinze années de descente aux enfers où il n’a été qu'un clown dans un cirque médiatique, qu'une personnalité usée et humiliée à foison dans les magazines à scandale. Sa mort montre à quel point les médias (de masse), dans leur très grande majorité ont construit l'évènement de la mort de MJ plus qu'ils ne l'ont rapporté, ils ont surexposé et construit l'émotion de peur d’en manquer.

Une autre leçon que l'on peut retenir de la logique médiatique, c'est qu'une personne célèbre quand elle meurt devient presque aussitôt un saint. La mort médiatisée efface la part négative du personnage. Qui se rappelle ainsi avoir entendu une critique lors de la mort du très saint Pape JP II? JP II avait été le meilleur pape de la terre et ses discours réactionnaires sur le port du préservatif ne furent jamais rappelé lors de l'oraison funèbre. Pour Mj se fut la même chose : peu de critique ou pas de critique du tout ; si 10 ans plus tôt on s’était évertué à ensevelir le moribond sous les accusations (sans aucun respect de la présomption d’innocence), il n’en fut pas du tout de même pour sa mort. Le retournement du jugement de valeur médiatique à l’égard de MJ est aussi surprenant qu’il fut rapide : comment est –on passé si rapidement du noir au blanc ? Je n’ai même pas fait exprès d’arriver à cette conclusion, mais elle lui va si bien.


Enfin pour se moquer






Pour y croire encore



Pour un retour de sa dépouille en terre sainte



Pour comprendre comment tout a commencé...


Pour rendre hommage



Le moonwalk éternel

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Super article. Bonne analyse. Bravo Fabien.