jeudi 19 février 2009

Guerilla en vélo: créer ses propres pistes cyclables

Les villes commencent peu à peu à saisir l'importance de construire des pistes cyclables. Les enquêtes ont montré que l'installation de ces espaces de circulation réservés faisaient sensiblement augmenter le nombre de cyclistes en ville. Cela pourrait passer pour une évidence, mais ces mêmes enquêtes ont montré que la culture du vélo à Amsterdam (qui est une image d'Épinal de la mobilité à deux roue) s'est développée avec l'installation des premières pistes cyclables et qu'elle n'était pas présente avant. L'architecture de la ville a donc influencé la pratique.

Les pistes cyclables n'ont que des avantages, elles réduisent l'espace urbain dévolu aux voitures, et encouragent la pratique du vélo en offrant des espaces sécuritaires. Moins d'objets roulant dangereux dans les villes, moins de pollution. Malgré tous ces bienfaits, et outre le fait malheureux qu'elles soient aussi ouvertes au cyclistes, une petite fraction des rues seulement accueille des pistes cyclables. On blâmera le manque de volonté politique et le prix de ces installations (entre $5,000 et $50,000 par mile).

Pour pallier à ces lacune du système deux collectifs ont trouvé des solutions inusités qui pourraient être complémentaires. Le Urban Repair Squad, un collectif de Toronto, dont le mandat est "d'encourager la culture du vélo contre le poison qu'est la culture de la voiture" pense que si les pouvoirs publics ne sont pas capable d'offrir des alternatives écologiques, il faut les faire soi-même. Dans un esprit écolo-anar, l'escadron reviens aux bases de l'activisme d'extrême gauche: DO IT YOURSELF ! Alors armés de peinture et de pochoirs, ils parcourent la ville, déterminent des tronçons et peignent des pistes cyclables directement sur l'asphalte.



Dans une vision plus individualiste, le projet Light Lane propose d'inverser le rapport entre la rue et le cycliste: ce n'ets pas au cylciste à s'adapter à la piste cyclable , mais elle qui doit le suivre. Résultat: on instale derrière son vélo un liminaire projetant un rayon laser qui dessine une piste cyclable sur le sol. Manque de chance, l'objet n'est pour l'instant qu'à l'état d'ébauche.


Urban Repair Squad de Toronto
Light Lane

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